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Nous sommes une association loi de 1901, créée en 1994 et qui a pour objet de défendre et d'améliorer le cadre de vie des habitants de Monéteau et communes rattachées. Cet objectif  sera  poursuivi dans tous les domaines où l'association décidera d'exercer son action.

- L'association est indépendante des partis et politiquement neutre.

- Nous ne recevons pas de subvention publique

Nous avons aussi comme but l'information et la défense des contribuables de notre commune, en accord avec les articles 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen :

- art. 14 : tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

- art. 15 : la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

 

 

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 18:25

FLASH ACTU

80km/h : la mesure ne « sauvera » pas les 400 vies annoncées par le Gouvernement, mais va coûter 3,8 milliards d’euros par an aux Français

Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) s’est donné pour mission d’évaluer la pertinence de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire dépourvues de séparateur central. Pour ce faire, le Comité étudiera notamment l’évolution de l’accidentalité et de la mortalité au cours des deux années que durera l’expérimentation, mais aussi d’autres questions, telles que les répercussions économiques et sociales sur les territoires et les populations concernés.

La crise profonde dite des « gilets jaunes » a en effet révélé combien la mesure des 80 km/h avait pu, en se surajoutant à la répression-ponction par le « tout-radar » et à la dangereuse dégradation de notre réseau routier, conduire à l’exaspération de l’immense majorité des Français, qui a explosé sous l’effet d’un choc fiscal sans précédent.

Une étude indépendante pour déterminer si les 80km/h sont opportuns du point de vue de l’intérêt général

Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux.

À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc une analyse prévisionnelle « coûts/avantages » de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud’Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

Depuis 2009, la loi française impose en effet que tous les grands projets d’investissement public fassent l’objet d’une étude d’impact chiffrée des effets bénéfiques et néfastes (exprimés par convention en valeur monétaire) induits par leur mise en œuvre. Cette évaluation doit déterminer si le projet est opportun du point de vue de l’intérêt général.

L’étude indépendante du CIE porte essentiellement sur les deux principaux impacts de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h : la réduction escomptée du nombre d’accidents de la route dus à des vitesses excessives ou inadaptées et la perte de temps imputable mécaniquement à la diminution de la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau routier effectivement concerné par la nouvelle limitation.

Les 80km/h ne sauveront pas les 400 vies annoncées par le Gouvernement

Pour Jean-Luc Michaud, président du CIE, une première conclusion s’impose selon les données actuellement disponibles : « L’abaissement de la vitesse à 80 km/h ne permettra malheureusement pas la réalisation de l’objectif gouvernemental d’une baisse de 400 tués sur les routes concernées. De plus, l’étude montre que cet échec prévisible sera aggravé par 200 000 années perdues sur les routes, ce qui représente un coût final net de 3,8 milliards d’euros par an, qui pénalisera principalement les habitants et l’économie des régions les plus fragiles ».

L’étude estime en effet le temps perdu induit par la baisse de la vitesse moyenne de -4 km/h sur ces routes à 300 millions d’heures (l’équivalent de 200 000 années de travail ou de loisirs), soit un coût conventionnel de 4,4 milliards d’euros par an. D’autre part, les calculs montrent que, sur les 530 personnes au total décédées en 2017 dans des accidents de la route dus partiellement ou principalement à la vitesse, moins d’une centaine de décès sont susceptibles d’être « évités » sur le réseau à 80 km/h, équivalant par convention à 600 millions d’euros épargnés. Le coût final net de la mesure des 80 km/h avoisinerait ainsi les 3,8 milliards d’euros par an, compte non tenu des surcoûts liés par exemple aux multiples modifications de la signalisation routière, également à la charge des contribuables.

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